World of Noerphilie

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 Richesse et gloire, nous voilà ! Ah, c'est vrai. On a déjà les deux... [Arthadel, Sunaï]

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Sunaï Hinara
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MessageSujet: Richesse et gloire, nous voilà ! Ah, c'est vrai. On a déjà les deux... [Arthadel, Sunaï]   Lun 28 Juin - 18:42

Sunaï surplombait la ville depuis le toit de l'un des bâtiments les plus hauts qu'elle avait pu trouver. Accroupie sur les tuiles, elle laissait le vent secouer ses cheveux pendant qu'elle repérait les lieux. Cela faisait un bon moment qu'elle n'était pas venue ici. Quelques années, en fait : depuis qu'elle s'était installée définitivement à Cumulus. A part pour ses missions, elle quittait rarement l'île, chose qu'elle avait décidé de changer. Une routine avait fini par s'installer dans sa vie, et elle commençait sérieusement à s'ennuyer. Elle avait l'impression de faire comme la vieille Erbra qui vivait pas loin de chez elle (c'est-à-dire de ne faire strictement rien), ce qui lui faisait froncer les sourcils lorsqu'elle y pensait. Des voyages en Noerphilie lui feraient le plus grand bien, elle allait s'y mettre le plus tôt possible.
En tout cas, cette fois-ci, c'était une nouvelle fois une mission qui l'avait fait se déplacer. La Commandante était venue jusqu'ici en Flyer afin de pouvoir capturer un voleur qui avait mal fait les choses : visiblement, au lieu de repartir discrètement avec son butin de bijoux (volé à une jeune bourgeoise et qui valait une belle grosse somme), l'homme s'était fait surprendre et avait tué un couple en s'enfuyant. Ce genre de choses arrivait régulièrement à Erendaz, avec la mafia qui contrôlait la ville, les règlements de compte étaient courants. Bref, Sunaï devait rejoindre les dirigeants de cette ville pour avoir plus d'informations sur son "client", puis retrouver son ami Arthadel, un autre Commandant Neutre, devant les mines de l'île, dans lesquelles le voleur avait pris la fuite. La jeune femme était perplexe. Pourquoi convoquer deux Commandants pour un simple voleur de bijoux ? De simples soldats auraient suffi, voire un mercenaire du Corbeau par exemple. Elle ne serait donc pas surprise si leur homme se révélait être un peu plus dangereux que ça. Dans le cas inverse, ils allaient l'entendre, à Cumulus...
Sunaï se remit debout et s'étira. De petits gravillons roulèrent sur le toit et tombèrent dans le vide avant de faire un toc! en touchant le sol. Pour une fois, il faisait beau à Erendaz. Sans compter les épais nuages de poussière qui masquaient assez la lumière du soleil (même si aujourd'hui, quelques rayons réussissaient à filtrer), le temps n'était pas trop froid. Son manteau lui suffisait donc, elle avait apporté sa cape pour rien ; elle l'avait d'ailleurs laissée dans son Flyer. Les rues n'étaient pas trop animées pour l'instant, ce n'était que le matin après tout. La Commandante remit une mèche de ses cheveux derrière son oreille, plia les genoux pour prendre son élan, puis sauta sur le toit d'une bâtisse plus basse. Elle continua jusqu'à trouver les personnes qui devaient la renseigner ("Pas difficile à trouver, c'est la maison la plus grande et la mieux entretenue de la ville" lui avait-on dit). En effet, Sunaï ne mit pas longtemps à trouver. Il semblait que la propriété brillait par sa propreté. A Erendaz, les maisons étaient toutes noires en raison de la poussière des mines qui s'accumulaient au fil des jours depuis des années, et personne n'avait ni le temps ni les moyens d'entretenir leur domicile tous les jours. A part les bourgeois et quelques personnes importantes. Bref, la jeune femme entra dans le bâtiment et demanda à voir son informateur. Celui-ci la receva dans une salle claire de taille moyenne. La chose que l'on remarquait directement chez lui était son bouc bien brossé qui lui allongeait le visage. Il lui donna les renseignements qu'il lui fallait (notamment que le voleur était blond et était âgé d'à peu près la trentaine). La jeune femme écouta sans rien dire, puis demanda avant de sortir :

- Un autre Commandant Neutre n'est pas venu vous voir ?

L'homme réfléchit quelques instants en enroulant son doigt autour de son bouc.

- Non, pas que je sache. Vous êtes la première la première Commandante que je vois aujourd'hui.

- Un homme, même uniforme, mais en noir, avec un loup blanc, ça ne vous dit vraiment rien ?

L'homme répondit une nouvelle fois à la négative, puis Sunaï prit congé. Quelque chose lui disait qu'Arthadel serait (encore) en retard... Cela ferait mieux pour lui que cela ne soit pas le cas.

---

Bam. Bam. Bam.
Les nuages commençaient à s'amonceler dans le ciel et menaçaient de déverser leur pluie sur la jeune Commandante. Celle-ci s'était appuyée à côté de l'entrée de la mine et jouait avec une balle qu'elle avait trouvée en venant ici. Elle la faisait rebondir sur la paroi rocheuse d'en face (bam, bam, bam). Depuis combien de temps attendait-elle ? Arthadel n'avait vraiment pas le sens des responsabilités...
Avec une expression tout à fait neutre et le regard toujours fixé en face d'elle, Sunaï stoppa la balle dans sa main lorsqu'elle entendit un bruit de pas. Tiens, il se décidait à se montrer, peut-être ?


Dernière édition par Sunaï Hinara le Sam 31 Juil - 17:39, édité 1 fois
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Arthadel Bi Lang
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MessageSujet: Re: Richesse et gloire, nous voilà ! Ah, c'est vrai. On a déjà les deux... [Arthadel, Sunaï]   Mar 13 Juil - 16:07



    Telle une ombre fugace, l'assassin se plaqua doucement contre le flanc de la structure en pierre. Sa cible n'avait apparement pas remarqué son arrivée silencieuse, ne faisant aucun bruit. Aucune créature physique ne pouvait se déplacer aussi discrètement qu'un assassin, et celui-ci y démontrait une grande maitrise, bien que sa cible soit particulièrement dangeureuse.
    L'assassin recevait de la pluie sur lui, bien que pas fort pour le moment. Un avis de néophyte penserait que ce temps gênerait un assassin dans son travail, mais bien au contraire ! il le lui facilitait, bien qu'une averse de pluie ne soit jamais agréable.
    L'ombre en proie aux intempéries se rapprocha, elle ne l'avait toujours pas remarqué, ou elle faisait semblant du contraire. Une balle rebondit face au mur de la mine, à une rythme régulier. L'assassin ne l'entendit plus ! D'un puissant mouvement de la jambe gauche l'assassin s'envola, dans les airs, celui-ci virvolta deux fois sur lui. Deux dagues furent lancées consécutivement d'un rapide mouvement du poignet. La première dague embrocha littéralement la petite balle tenue dans la main de sa cible, qui fut projettée sur quelques mètres avant de finir sa course à terre. La seconde dague se figea dans le fin manche en bois de la première, tout cela démontrait sa réel maitrise des armes. Aussi étrange que cela puisse être, quand l'Ombre retomba au sol, aucun son ne s'en résultat, rien, même pas le froissement habituel des vêtements. Quel secret magique cachait donc cette tenue?

    C'est alors que la silhoutette dissimulée par la pluie arriva, marchant d'un pas délibérément lent et théâtral. L'homme passa l'entrée de la grotte, n'étant plus sous la cache de la pluie. Il était habillé comme à l'acoutumée, enfin presque. Vêtu d'une belle veste noire pour un fois fermée, chose rare, avec son habituelle pantalon assorti de la même couleur. Cette fois-çi, l'assassin portait un chapeau, non en tissu comme ceux d'Erendaz, mais en pail tressée. Une goutte de sang séchée était restée sur le col de la veste, protégé de l'eau.
    Ainsi posé au devant de la grotte, l'orage en arrière plan, on n'aurait pu le croire sorti d'une des vieilles légendes héroïques de ce monde. A l'opposé même de l'allure et de l'aura créée en ce lieu, son visage s'accompagnait d'un léger sourire en coin. Ses yeux noir avait une lueur qu'on aurait eu du mal à décrire, plongé directement dans les yeux de la Commandante, comme s'il jugait son âme par leur intermédiaire.


    - Salut, ma chère et tendre élève... Oh! Mille pardons ma dame... Salutation, Commandante Hinara, comment vous portez-vous aujourd'hui?

    Tout en s'excusant, il s'inclina un peu en avant, en signe de bonne foi, toujours accompagné d'un petit sourire. Il leva le bras gauche, avec lenteur il retira son chapeau et avec un large mouvement l'envoya vers Sunaï. Mais en fin de compte, celui-ci ne fit que passer devant le visage de la Commandante. Un éclair sauvage éclaira de même l'entrée de la grotte, révelant ainsi l'absence d'Arthadel.
    Une petite forme noire rentra peu après à la suite d'Arthadel. C'était Llyan, un magnifique loup noir immortel, il avait sûrement plusieurs fois l'âge de son "maître". Pour Arthadel, Llyan était le pire compagnon de voyage qui exista, toujours arrogant et sarcastique. Llyan passa devant Sunaï, il lui fit un signe de la tête et s'enfonça dans la grotte, pour retrouver son stupide "maître".


    - Oh? Toujours vivante Sunaï? Peu de personne sont capables de rester vivants aussi longtemps en compagnie de l'imbécile...


    -¤-

    Dans un noir presque total, Arthadel continua son chemin, quand Sunaï le rejoindrait, elle allait sûrement lui passer un savon. Enfin, il avait l'habitude, même trop. Auparavant, il avait rendu visite au "client". D'où l'origine de la tache de sang qu'Arthadel avait loupé, et était là suite de l'interrogatoire de ce stupide bourgeois. Non, ne croyez pas qu'il la torturé, sa simple présence lui avait suffi pour le faire parler, c'était ses gardes personnels qui ont été plus durs à convaincre...
    Le Commandant allait sûrement avoir encore un blâme émanant de l'Impartiable lui-même, enfin il avait, encore un fois l'habitude...
    Ce stupide voleur avait en fin de compte prit plus que de simple bijoux, l'un d'eux était une pierre magique. Si seulement celui-ci savait ce qu'il avait en main, il la jetterait immédiatement. Sans le soutien d'une quelconque organisation, il serait poursuivi par de puissant personnage, et c'était le cas, deux Commandants de Cumulus, les plus connus, tous deux surnommés du même nom, "le Dieu et de la déesse de la Destruction".



Dernière édition par Arthadel Bi Lang le Sam 14 Aoû - 23:02, édité 7 fois
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Sunaï Hinara
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MessageSujet: Re: Richesse et gloire, nous voilà ! Ah, c'est vrai. On a déjà les deux... [Arthadel, Sunaï]   Jeu 15 Juil - 14:01

Sunaï accusa le coup avec un sourire. La balle avec laquelle elle jouait en attendant son ancien professeur était désormais sur le sol, transpercée d'une dague qui avait été lancée, il fallait le reconnaître, avec une grande précision et dextérité. Toujours à vouloir faire des entrées théâtrales... La jeune femme tenait probablement ça de lui.
La Commandante regarda Arthadel dans les yeux tandis qu'il faisait de même. Depuis combien de temps ne s'étaient-ils pas vus ? Très longtemps... Voyons... la dernière fois, c'est-à-dire, trois jours plus tôt, Sunaï avait dû (une nouvelle fois) lui donner un avertissement de la part du conseil. Même si elle avait voulu ne plus jamais croiser le maître d'armes, cela aurait été impossible, puisque c'était toujours à elle d'aller lui faire part des nouvelles ou autres punitions... Elle semblait être la seule à pouvoir le faire obéir ou au moins le résonner... C'était sûrement ça l'avantage de le connaître depuis des années.

- Salut, ma chère et tendre élève... Oh! Mille pardons ma dame... Salutation, Commandante Hinara, comment vous portez-vous aujourd'hui?


Arthadel lui lança son chapeau avant qu'elle ne puisse répondre. Sunaï l'attrapa au vol sans bouger rien d'autre que son bras, ce qui laissa largement le temps au Commandant de filer dans les profondeurs des mines grâce au pouvoir qu'il ne se retenait pas d'afficher devant elle. Mais la jeune femme était habituée, elle l'avait vu l'utiliser des centaines et des centaines de fois... Ce qui ne l'empêchait de s'en agacer quelques fois.
Le loup du Commandant ne tarda pas non plus à passer l'entrée du tunnel après s'être adressé à la Commandante. Celle-ci ne comprenait pas pourquoi il se donnait la peine de suivre son ancien professeur, était-il si passionant que ça pour un loup ? La jeune femme haussa les épaules pour elle-même en se redressant, car elle était restée appuyée sur la roche.

- Pourtant, tu es encore bien vivant, déclara-t-elle à l'animal en guise de réponse. Je suppose qu'il faut avoir l'habitude. Et puis... n'est pas encore né celui qui me verra mourir...

Elle entendit le loup ricanner depuis les mines. Elle ne chercha pas à en comprendre la signification, car elle avait depuis un moment accepté le fait que ce loup était devenu légèrement cinglé à force de rester avec Arthadel, même si ce n'était pas aussi flagrant que chez son maître.
Sunaï entra à son tour dans les mines et se mit à courir en faisant le moins de bruit possible. Le loup accéléra le pas pour suivre son rythme et la jeune femme pouvait entendre ses pas feutrés à côté d'elle. Elle échangea un regard avec les yeux brillants de l'animal - seule chose qu'elle voyait distinctement dans le noir total qui dissimulait le loup dont le pelage était aussi sombre que les mines. Ils se mirent à accélérer, encore et encore, sans savoir à quel moment cela était devenu un jeu. Le premier arrivé, le premier servi, comme on dit, n'est-ce pas ? La mauvaise humeur de la jeune femme était passée, mais elle était décidée à montrer à Arthadel qu'il fallait toujours arriver à l'heure, surtout avec elle.
Ils coururent un long moment - c'est qu'il était allé loin, cet imbécile ! - jusqu'à pouvoir distinguer une forme bouger dans le tunnel. L'uniforme d'Arthadel étant noir et non blanc comme il devrait l'être, cela était plus difficile de le voir, mais Sunaï savait que c'était lui. Il devait les avoir entendu arriver, mais la Commandante et le loup continuèrent leur course : l'animal sauta d'un bond gigantesque sur son maître et atterri sur ses épaules avec force. La jeune femme, quant à elle, passa à côté d'eux sans ralentir pour atteindre la paroi gauche de la roche. Elle entendit un choc, un grognement ainsi qu'un juron, ce qui laissait supposer qu'Arthadel venait de s'affaler sur le sol sous le poids du loup, mais elle pouvait toujours se tromper... même si elle était persuadée que c'était le cas. Sunaï trouva enfin ce qu'elle cherchait sur la paroi : elle sentit un interrupteur sous ses doigts et l'actionna. Une à une, les lampes qui se succédaient le long du plafond s'allumèrent - non sans mal à vrai dire, mais s'allumèrent tout de même. Désormais, le tunnel était brillament éclairé. On pourrait dire que la Commandante venait de faire une erreur : en effet, s'ils étaient à la poursuite d'un voleur, n'était-il pas mieux d'arriver dans l'ombre pour le surprendre ? Mais Sunaï avait déjà pensé à ça, et ne considérait pas le voleur comme potentiellement dangereux. De plus, ces lampes n'éclairaient pas toutes les mines, seulement ce tunnel, et le brigand devait être allé beaucoup plus profondément que ça. De toute façon, elle trouvait amusant de faire savoir au voleur que quelqu'un le poursuivait, lui faire sentir qu'il allait se faire attraper... par deux Commandants qui plus est !

- Il y en a un tous les cinq cent mètres, informa-t-elle en parlant de l'interrupteur.

Sunaï tourna la tête et fit mine d'être étonnée de trouver Arthadel.

- Oh, salutations, cher et tendre vieux professeur... pardon, Commandant Bi Lang.

Elle avait parlé d'un ton innocent en reprenant exprès les mots qu'il lui avait adressés. Elle lui jeta son chapeau de paille comme s'il s'agissait d'un frisbee, mais Llyan l'attrapa dans sa gueule en fixant Sunaï avec un regard rieur. Elle le soupçonnait de beaucoup s'amuser lorsque les deux Commandants étaient réunis.

- La Commandante Hinara se porte très bien aujourd'hui... Cela serait même encore mieux si son stupide collègue était arrivé à l'heure.
(Sunaï redevint sérieuse en faisant une brève pause.) Je t'ai attendu pendant trois heures, reprit-elle, les yeux flamboyants, avec un ton qui lui correspondait mieux. N'as-tu aucun sens de la ponctualité ? Et ça se dit professeur !

Sunaï regarda derrière elle, imaginant vaguement leur voleur courir quelque part dans les profondeurs des galeries. Elle eut soudain un sourire, une idée en tête.

- Enfin... Tu sais pourquoi on est là. Je parie trente mille couronnes... non... cinquante mille... que j'aurai notre client avant toi. Llyan sera l'arbitre, comme d'habitude. Tu tiens le pari ?

La jeune femme était maintenant pressée de commencer. Elle aimait toujours les défis (qui parfois étaient très loufoques) qu'elle entretenait avec Arthadel. La plupart du temps, cela se soldait par des destructions massives (d'où leur surnom qui avait été donné à leur duo), mais les deux Commandants ne s'en préoccupaient pas. C'était toujours une occasion de lui montrer qu'elle n'était plus sa "chère et tendre élève", et cela l'amusait vraiment, car il était un adversaire à sa hauteur, ce qui était rare. Elle prenait donc grand plaisir à ces défis. Et puis, les paris d'argent ne lui faisaient pas peur, c'était d'ailleurs une autre excuse pour pouvoir dépenser son argent (ou autrement dit, la fortune de sa famille Templière).
Sunaï attendait sa réponse en jouant avec son collier, symbole des divinités. Même s'il n'était pas d'humeur à ça, elle se débrouillerait quand même à avoir le voleur avant lui. Question de principe.


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Arthadel Bi Lang
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MessageSujet: Re: Richesse et gloire, nous voilà ! Ah, c'est vrai. On a déjà les deux... [Arthadel, Sunaï]   Mer 21 Juil - 14:00



    - La Commandante Hinara se porte très bien aujourd'hui... Cela serait même encore mieux si son stupide collègue était arrivé à l'heure. Je t'ai attendu pendant trois heures, N'as-tu aucun sens de la ponctualité ? Et ça se dit professeur !

    Le choc que voila, "Professeur" cela datait déjà depuis bien longtemps le jour où elle l'avait appelé comme ça, bien trop longtemps au goût d'Arthadel. Pardis, ce qu'il ne donnerait pas pour ce pauvre petit mot, tellement cher à ses yeux, comme son élève. Une faiblesse? voila encore une de plus... Son groupe, ses amis, son élève... tellement à perdre, tellement à gagner d'être avec eux.
    Son maître lui avait dit un jour: "Les larmes qu'on verse sont la somme de l'amour qu'on leur portait". Arthadel lui, n'oubliait jamais ses amis et compagnons, mais ses larmes ne quittaient pas non plus son esprit, même après les siècles passés...


    - Enfin... Tu sais pourquoi on est là. Je parie trente mille couronnes... non... cinquante mille... que j'aurai notre client avant toi. Llyan sera l'arbitre, comme d'habitude. Tu tiens le pari ?

    - Hahaha... Hahaha ! WHAHAHAH !!! Le rire dément d'Arthadel résonna à travers tout le tunnel, si quelqu'un ne connait pas leur présence, c'était à présent chose faite. Tu oses ?... Tu es bien présomtueuse Gamine ! Pour qui me prends-tu ? dit Arthadel d'une voix calme, mais avec un visage plus que sérieux, presque menaçant, avec un regard plus noir que celui de Varinia la déesse des ombres elle-même. Mais son visage revint à la normal, avec un petit sourire au coin et les yeux pétillant d'une lueur de sagacité et de sagesse résultant d'une expérience vieille de plus de 264 ans. Je tiens le pari, Sun ! Si je gagne, tu me devras... disons un baisé !

    Réponse à un choc par un choc, voila bien la manière de faire du vieux Loup Noir. Mais que diable lu était passé par la tête ? un baisé ! N'importe quel personne qui le connaissait trouverait cette demande plus qu'étrange. Kyuubei lui, l'aurait sûrement engagé en combat pour voir si c'était pas un double, bien qu'assassin, il n'utilisait que rarement la finesse due à son travail... En somme, comme Arthadel.
    Le Commandant espéra que par ce biais, Sunaï se donnerait plus encore que pour gagner simplement un pari, la somme d'argent était enfin de compte dérisoire face à la fortune des parents de Sunaï, et encore plus face à la réserve d'Arthadel et des Loups du Vent.

    Il regarda Llyan de coin, toujours son chapeau en bouche, l'air de rien. Arthadel lui fit des signes de mains, une anciennne manière d'on seul Arthadel et les membres des Loups du Vent connaissaient la signification et l'utilisation, en clair, pas meilleurs moyens de transmettre des messages au coeur de l'action et sans bruit, en dehors de la télépathie bien sûr. Bien que très complète, la langue des signes demandait surtout de l'improvisation et une certaine traduction, le vocabulaire étant limité. " Surveille-la" signa Arthadel, voulant ainsi faire comprendre simplement à Llyan de resté au côter de Sunaï, en rien pour la protéger, mais en avance sur elle, Llyan serait une gêne dans la progression du Loup Noir.



    - Ma chère... tu es donc prête... susura Arthadel, tout en s'approchant de Sunaï, lui posant un doigt sur la bouche, comme pour lui rappeler les termes du pari. La course commence, maintenant ! s'écria Arthadel.

    Tout en baissant le bras du visage de Sunaï, il laissa glisser une fiole en verre, au contenu vert grisate. Une fois brisée au sol, et donc au contact de l'air, elle créa une énorme fumée blanche, se propageant dans le tunnel. Une fois le voile brumeux levé, Arthadel avait encore une fois disparu de la vision de tous. Voila un de ses tours préférés, surtout parce qu'il était particulièrement théâtral. C'était l'un des premiers mots rattaché à sa personne, parmis d'autres, certains moins glorieux.

    -¤-

    Que de plaisir de jouer avec son élèvre, rare chose était aussi éxaltante, or peut-être sa dernière tantative de meutre sur l'Impartiable. Il n'oublirait jamais la traitrise de Hasha, l'un des Loups du Vent. Oser lui dire que l'Impartiable était en danger de mort, faire qu'Arthadel, un Commandant avec l'une des pires réputations des Terres Neutres débarque durant le Conseil des Commandants, auquel il aurait dû être dès le début, en autres. Lui faire ainsi lancer, après son entrée fracassante, une dague aux abords du siège de l'Impartiable... Non, il ne l'oublirait jamais l'éxaltation de se savoir prochainement poursuit par la Garde personnelle du Chef de Cumulus. Heureusement, Hasha avait été assez "généreux" pour le faire le jour où il n'y avait en réunion que l'état-major de Cumulus, sans la présence de leur chef.
    Ce sale petit renard argenté, connu sous ce surnom, Arthadel l'avait poursuivi pendant plus de 2 jours à travers les rues d'Erendaz... sans réussir à lui mettre la main dessus. Deux jours, c'était le temps pour que l'envie de vengeance refroidisse, si on peut le dire.

    Encore un fois, Arthadel marchait en avance sur Sunaï dans ce long tunnel, cette fois-ci éclairé. D'un pas tranquille et avec une allure nonchalente le Loup Noir traversait le Tunnel, ses pas ne faisaient, comme à l'habitute pas de bruit, quelle réelle utilité face à la lumière allumée auparavant, pas grand chose, c'était l'habitude.
    L'habitude, chose qui le sauve, et qui le sauva cette fois là encore. Le Grand Maître à une maîtrise parfaite de son corps et surtout de son équilibre. Il ne transfère jamais son poids à son pied avant qu'il ne sente le sol, chose qu'il ne sentit pas à ce moment. Arthadel se stoppa net, le pied toujours levé au-dessus du sol, sans y mettre du poids. Le sol était pourtant là... Il réafirma sa pose, pour plus de stabilité, et descendit encore un peu son pied, celui-ci fit que s'enfoncer dans le sol, mais sans aucune sensation.

    Arthadel ramena donc son pied en arrière avant de jeter une main de sable et de pierres devant lui. Certaines pierres traversèrent tout simplement le sol, sans aucune résistance. Un piège simple, mais efficace. Un trou profond avec un voile d'illusion par dessus le cachant. L'illusion pouvait être là depuis des années, posé par un mage qui vendait ses services.
    Ce tunnel n'avait donc pas été choisi au hasard, il était protégé des curieux stupides. Le Commandant prit son bandeau blanc qu'il portait toujours au front et l'attacha à une dague, avant de la poser devant le piège magique. Cela préviendrait Sunaï du piège rusé. En toute logique, elle pourrait se débrouiller, mais ayant Arthadel comme éclaireur, elle se détendrait, ne serait-ce qu'un peu sur les possibles pièges, et c'était même logique. Rare était les gens à douter des capacités du Maître en Arts Martiaux ou alors ils étaient doté d'une stupides accablantes.

    Après avoir contourné le piège d'une médiocrité pour un Maître tel que lui, après tout, le Loup Noir avait déjà réussi à s'introduire à l'époque dans la résidence militaire d'un des Seingeurs-chapelains, bien qu'il ait raté son assassinat ordonné par les rebelles.
    Le pauvre éclaireur arriva à une plus grande grotte, avec elle s'ouvraient 5 chemins, tous les sols étaient couverts d'empreintes de pas. Ainsi protégées du vent et de la pluie, ces marques de pieds pouvaient bien être vieilles de 10 ans comme d'un jour. Impossible de savoir où aller. Enfin, il n'avait pas encore utilisé toutes ses cartes, mais comme dit le proverbe: "Avoir toujours un coup d'avance, un atout en main...". Arthadel attendit donc l'arrivée de Sunaï, une rose à la main pour sa chère élève, rien de moins pour son attente.




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Sunaï Hinara
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MessageSujet: Re: Richesse et gloire, nous voilà ! Ah, c'est vrai. On a déjà les deux... [Arthadel, Sunaï]   Mer 28 Juil - 17:40

- Tu oses ?... Tu es bien présomtueuse Gamine ! Pour qui me prends-tu ?

_________Sunaï resta de marbre, figée. Gamine ? ...Gamine ?? Quiconque lui manquant de respect de cette façon se serait retrouvé avec sa lame sous la gorge ou un coup qui ferait bien mal. Sunaï avait donc bien l'intention de réagir, ce n'était pas parce qu'Arthadel était un Commandant ou son ancien professeur qu'elle allait laisser passer ce genre de paroles. Seulement, la suite de la réplique de son ami la coupa momentanément dans son projet - qui n'était pas une nouveauté en somme, elle frappait cet homme au minimum une fois quand elle l'avait à côté de lui. Il avait un tel talent pour l'énerver, que même dans un laps de temps durant lequel il paraissait impossible de pouvoir exaspérer quelqu'un - trois secondes, pour être plus précis -, il réussissait à donner à la Commandante l'envie irrépressible de se défouler.
Bref, Sunaï, la mine calme et silencieuse (signe caractéristique la concernant : si elle vous regarde de cette façon plus de temps que la normale pour que cela ne puisse plus passer pour un simple coup d'oeil, prenez vos jambes à votre coup si vous ne voulez pas souffrir), resta là à détailler Arthadel, se demandant vraiment s'il était encore une fois dans l'un de ses délires passablement louches ou s'il était sérieux. Un baiser ? Etait-il fou ? Il devait pourtant bien assez la connaître pour savoir que jamais elle n'accèderait à une telle demande, sans compter qu'elle n'avait pas encore dit son fin mot concernant ces nouvelles termes du pari, alors à quoi jouait-il ?
Le bougre n'attendit pas sa réponse, il détala en usant une autre de ses nombreuses fioles. Une lueur étrange passa dans les yeux de la jeune femme, une lueur d'énervement mêlé à de l'amusement, elle avait hâte de retrouver le voleur - sous son nez, cela serait vraiment très satisfaisant -, et hâte de ne pas pouvoir le satisfaire sur son pari. Même si elle perdait ledit pari - ce qui n'arriverait pas, bien entendu -, il pouvait toujours rêver et aller demander à une autre "gamine" de faire ce qu'il venait de demander. Un baiser ? Non mais, le monde devenait fou... Enfin, non. Pas le monde, juste son ami.
Sunaï se retourna quelques instants sur Llyan. "Tu es toujours là, toi ?" Le loup ne répondit pas et la regarda, la langue pendante, ce qui lui donnait un air franchement amusé. "Fais comme tu veux, mais ne traîne pas dans mes pattes." La Commandante continua ainsi dans les galeries, ne perdant pas de temps à marcher - le pari était lancé, pas question de flemmarder maintenant ! Llyan restait derrière elle, comme une ombre, et la jeune femme soupçonna Arthadel d'y être pour quelque chose.
_________Enfin, au bout de plusieurs minutes, un éclat blanc attira son regard. Sunaï reconnut là le bandeau de son ami, noué autour d'une dague plantée dans le sol. La jeune femme ne chercha pas à vérifier ; ne s'arrêtant pas de courir, elle saisit l'arme - qui émit un sifflement léger en sortant du sol -, sauta et atterit quelques mètres plus loin. Elle reprit sa course dès que ses pieds touchèrent le sol, ralentissant seulement pour vérifier que le loup la suivait toujours - celui-ci avait continué à poser ses pattes sur le sol, mais s'était mis à ras du mur pour éviter le piège. Arthadel et elle étaient depuis longtemps complices - personne n'avait tendance à pouvoir l'affirmer, à part les gradés Neutres qui les voyaient ensemble, mais c'était bien le cas - et il était l'une des rares personnes en qui Sunaï avait confiance. Certes, ils se faisaient des coups bas de temps en temps... souvent, en fait... pour pas dire tout le temps... mais c'était leur façon de s'amuser. Lors d'une réelle situation qui présenterait de nombreux dangers, jamais elle ne risquerait à faire quelque chose qui pourrait s'avérer dangereux pour son ami.
_________Bref, tout cela pour dire que les deux Commandants possédaient une complicité à toute épreuve, et donc Sunaï ne s'était pas interrogée plus que cela lorsqu'elle avait vu le bandeau du Commandant. Cela aurait pu être l'une de ses propres manigances pour qu'elle se loupe totalement et qu'il ait ainsi une réelle avance sur elle pour retrouver le voleur, mais Sunaï avait su que ce n'était pas le cas - pour cette fois, tout du moins !
_________Sunaï arriva enfin dans une cavité circulaire, beaucoup plus grande que le tunnel dont elle venait, qui présentait cinq chemins possibles. Elle aperçut Arthadel, et sans perdre son élan, fonça sur lui. Elle venait de sortir de la poche de son uniforme une chaîne en fer - non, il est inutile de préciser pourquoi Sunaï se trimballe avec une chaîne en fer sur elle... -, et entreprit d'enrouler celle-ci avec force autour du Commandant. Pour finir, Sunaï planta la dague d'Arthadel qu'elle avait récupéré un peu plus tôt dans le mur jusqu'à la garde, la lame fichée entre les maillons de la chaîne. Tout ceci empêchait simplement à Arthadel de continuer, puisqu'il se retrouvait maintenant enchaîné, les bras le long du corps.

- Quelle délicate attention... déclara Sunaï, remarquant la rose que le Commandant tenait à la main. Mais il en faudra plus pour m'attendrir, tu sais ? (Sunaï récupéra la rose avec un sourire.) Je pense qu'il va falloir changer les termes du pari. Cette fois, je penche pour ton loup. Tu perds, il viendra avec moi, tu gagnes... eh bien, tu le gardes, ajouta-t-elle dans un murmure, les lèvres volontairement toutes proches de celles de son ancien professeur.

_________Sunaï resta comme cela durant quelques secondes, puis s'écarta, de manière à bien montrer que jamais - jamais -, il n'aurait ce baiser. Avec un sourire, elle passa la rose sous son nez pour en sentir les effluves, un regard mesquin posé sur Arthadel.
Soudain, dans le silence qui avait suivi ses paroles, un grand bruit se fit entendre depuis l'une des galeries des mines. Sunaï tourna la tête, attentive.

- Bonne chance ! lança-t-elle au Commandant.

_________Sur ces mots, elle décampa dans le tunnel d'où venait le bruit. Elle venait de faire un coup-bas à Arthadel en l'enchaînant au mur, mais il fallait bien qu'elle fasse quelque chose ; même étant très rapide, elle ne pourrait jamais égaler Arthadel question vitesse, car il possédait le Ki... De toute façon, elle savait qu'il ne mettrait pas longtemps à se détacher, il était intelligent, et puis elle n'avait pas eu l'intention de le stopper durant toute la mission, seulement le temps qu'elle prenne de l'avance. La jeune femme sourit. Désormais, c'était elle, qui était devant !
Mais il ne fallait plus qu'elle pense à ça. Le bruit qu'ils avaient pu entendre depuis leur grotte venait forcément de leur "client", il ne devait donc plus être très loin. Après de nouvelles enjambées, la jeune femme déboucha alors sur une partie des mines de la taille d'une grande caverne. Plusieurs rails sur le sol témoignaient du passage de wagonnets. Le sol était inégal, faisant des creux par endroits.
_________A son grand étonnement, un homme était étendu à plat ventre sur le sol, un sac en tissu un peu plus loin devant lui. Visiblement, il venait de tomber. Etait-il l'homme qu'elle et Arthadel devaient arrêter ? Lorsqu'il la vit, l'homme réagit presque instinctivement. Sunaï ne sut pas s'il avait reconnu son uniforme ou non, en tout cas, il sortit une arme à feu et la pointa sur elle. La Commandante n'attendit pas qu'il ait appuyé sur la gachette pour bouger : en effet, avant même que l'inconnu puisse la cadrer correctement dans son viseur, elle était déjà sur lui, écrasant sous son pied la main de l'homme qui tenait l'arme. Sunaï ne ménagea pas ses efforts et dut lui casser les doigts, mais peu lui importait, du moment qu'il ne tente plus de l'attaquer avec cette arme. La Commandante attrapa la tignasse brune de l'étranger et le força à relever la tête.

- C'est toi ? Le piètre voleur de bijoux... c'est bien toi ?
répéta-t-elle en lui tirant les cheveux avec plus de force en voyant qu'il ne lui répondit pas.

La jeune femme attrapa le sac en tissu sans lâcher l'homme. Le sac était vide. Elle retourna l'homme sur le dos en posant son pied sur son torse pour qu'il ne se relève pas.

- Qui es-tu ? lâcha-t-elle, féroce. Elle fit un peu plus pression avec son pied. L'homme parut avoir peur un instant mais il se composa un masque.

- Vous pouvez me faire tout ce que vous voulez, je ne dirai rien.

Sunaï soupira.

- Oui, je pensais bien qu'on arriverait à ce problème... Vous n'allez rien me dire, je vais vous faire mal, vous allez vous entêter, je vais sûrement vous casser quelque chose, ou pire, puis vous finirez par tout avouer. Alors pourquoi ne pas nous faire gagner du temps ?

_________Un autre bruit résonna dans les mines. Sunaï déporta son attention pour tourner la tête vers l'endroit d'où venait le son. Tiens, Arthadel venait-il d'arriver après s'être défait de ses chaînes, ou bien y avait-il quelqu'un d'autre ?
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Arthadel Bi Lang
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MessageSujet: Re: Richesse et gloire, nous voilà ! Ah, c'est vrai. On a déjà les deux... [Arthadel, Sunaï]   Sam 28 Aoû - 22:11



    - Je pense qu'il va falloir changer les termes du pari. Cette fois, je penche pour ton loup. Tu perds, il viendra avec moi, tu gagnes... eh bien, tu le gardes

    Que c'était amusant, "gagner" Llyan, si c'était possible, il l'aurait perdu de suite, pour s'en séparer. Cette séparation serait bénéfique dans un sens à Arthadel. Cela faisait déjà plus de 240 ans qu'il était avec lui, en ôtant les années de prison qu'il a passé seul.
    Ainsi, elle n'avait pas apprécié les termes du pari? Que c'était drôle, elle avait réagi comme il l'attendait, "changement". Elle voulait être sure qu'il ne puisse gagner ce qu'il voulait, qu'elle pauvre petite fille sans amour... Elle avait sûrement un trouble émotionnel, qu'il allait essayer de corriger. Arthadel avait de l'expérience, après 264 ans, s'il en avait pas, c'est qu'il avait un sérieux problème. Mais c'est sûr, Arthadel n'était pas doué, l'amour et lui ne se sont jamais rencontrés. Le désir, l'attraction et la sensualité, ça oui, et plus d'une fois.


    - Bonne chance !

    Et voila, elle était partie et lui, comme un con, seul. Llyan avait suivit ses ordres, enfin plutôt ses conseils et avait encore suivit Sunaï. Arthadel était donc attaché à une maudite chaîne qui était clouée au mur. Il réussit à dégager une de ses mains, et prit une chaîne dans sa paume, elle ne lui résista pas plus de 2 secondes, avec un flux de Ki, il la brisa, se libérant du reste des entraves sans autres problèmes, c'était comme défaire un noeud. Le Grand Maître se maudit ce moment de faiblesse, user ainsi du Ki, c'était une preuve de son piètre niveau, il aurait du pouvoir réussir à s'en sortir sans utiliser son pouvoir. Arthadel répugne à faire étalage de son pouvoir pour diverses raisons, mais la principale est qu'il n'aime pas qu'on sache quel pouvoir il possède, autant pour éviter que l'ennemi se prépare un plan d'attaque des plus organisé, mais aussi parce que pour lui, l'Art de la maîtrisse du Ki, cette technique Ancestrale, doit rester secrète au yeux du monde, et il l'espère.

    - Ah... Passons... L'affreuse gamine s'amuse on dirait, j'ai bien réussi ma manoeuvre. Mais comment gagner, elle à sûrement de l'avance ? Je dois donc faire usage de mon pouvoir... Voila déjà plus d'une semaine que je ne l'ai pas utilisé, ça risque d'être amusant ! Arthadel aspira un grand coup, gonflant ses poumons à leur maximun avant de tout relacher, dans un cri des plus puissant faisant même paraître faire trembler les parois de la mine, aidé d'une touche de son pouvoir. Sale Gamine, attends voir ! Tu vas connaître les tourments éternels ! Whahaha ! ah...

    Un tel cri devrait être entendu même depuis l'entrée où le duo de Cumulus était arrivé. La discrétion ? c'était une donnée relative pour Arthadel, il pouvait bien "jouer" les assassins, mais seulement quand cela l'amuse. Jadis, il usa de bon nombre de stratégies bien plus sournoises ou plus barbares, ne dépendant que de son humeur. Ses hommes s'y sont fait depuis les années, s'adaptant aux délires égoîstes de leur chef, qu'ils respectent quand bien même.

    Un fois la dague et son bandeau récuperés, laissant la chaîne à terre. Arthadel se mit en position, les jambes encrées dans le sol, les bras en avant touchant le sol, le corps coubé, près à partir pour une course de vitesse. Il projeta assez de Ki dans ses membres inférieurs pour qu'au moment du départ, le sol se brisa sous ses pieds. Il allait pas mettre long à rejoinde sa stupide élève.


    -¤-

    Une Noble Commandante de Cumulus au devant d'un homme à terre, mais au visage dur et à la volonté solide comme la pierre qui compose les tunnels que parcourt le duo de choc. Un loup noir couché au sol, observant la scène avec une lueur d'intérêt. Il aime particulièrement la chasse, le sang et la douleur, c'est un loup, mais il est pire que n'importe quel Henaim. Le Loup Noir, Commandant et Fondateur des Loups du Vent était là, dans l'ombre de la scène, superbe d'après elle. Son élève adoré en train de lancer de vaines menaces de torture, ça lui ressemblait pas... C'était en tout cas pas comme cela qu'il l'avait entraîner. Mais il dirait rien, lui-même recourait de temps en temps à la torture, bien qu'il préfèra la torture psycologique à la physique, voir l'utilisation de la magie psychique encore.

    Arthadel avança sans bruit, bien qu'auparavant il se soit déplacé avec grand bruit et s'était donné aux ténèbres qu'il détestait tant, pour finir derrière Sunaï. Telle une panthère pistant sa proie, Arthadel se fit comme une ombre légère et silencieuse, sans consicence et consistance. Un fois dans le dos de sa chère élève, il l'enlassa de ses bras comme un amant retrouvant sa douce, il posa sa tête sur son épaule et murmura à son oreille quelques paroles.


    - Je vois que tu sais parler aux hommes, ma tendre... Pourquoi ne le fais-tu pas avec moi ? j'en serais presque jaloux... Dit-il avec ironie avant de reculer précipitament de Sunaï, pour éviter un éventuel coup. Il observa encore un peu le voleur en se penchant de côté, avant de répondre un sourire au lévre. Je te laisse à tes déclarations sulfureuses, et moi je pars travailler. Je suis quelqu'un de minutieux, le travail avant tout ! Dit-il d'une voix théâtrale accompagnée de grands gestes, ses paroles étant totalement ironiques. Sur ce... adieux Princesse !

    Arthadel exécuta sa tactique la plus courante, mais au combien efficace ! Il largua une nouvelle fois une fiole. Une fois au sol, celle-ci créa une vague de fumée blanche inoffensive mais particulièrement épaisse, surtout dans un tunnel. Le seul bruit qui se fit entendre fut le sifflement semblable à une rire de Llyan, moquerie ou amusement ? Même Arthadel ne pourrait le savoir.

    -¤-

    Un homme, un brassard beige avec une marque noire, la marque très célèbre des Forces Rebelles. Ce type était un Rebelle ! Arthadel avait du mal à y croire, mais pourtant, rien ne laissait penser le contraire. Le présumé Rebelle avait une large blessure au torse, il halétait comme une bête, souffrant le martyre à chaque respiration. Une épée en main, une autre contre sa blessure, essayant tout au mieux à stopper l'hémorragie.

    - Alors comme ça, à présent les Rebelles trafiquent avec les petits délinquants contre un peu d'argent ? Les Rebelles n'ont ils plus d'honneur ? parla le Loup Noir, d'une voix calme, mais très menaçante et un mépris presque palpable.

    - "Honneur" ?! Nous sommes en guerre, il n'y a pas d'honneur là dedans ! Seule la victoire compte, et nous avons besoin d'argent, d'une manière ou d'une autre. Et si pour cela il suffit de détruire la vie de gens pour la noble cause que nous servons, cela est juste... !

    Le Rebelle ne finit jamais sa phrase. Arthadel s'était jetté sur lui avec un déplacement utilisant le Ki, il avait alors déployé un coup de paume au ventre. Transportant le Ki non à la surface de la peau comme un coup de poing, mais à l'intérieur. Telle le souffle d'une explosion, l'intérieur du Rebelle se liquifia sous le choque. Il n'avait ni compris, ni souffert et cela était bien dommage...

    Les paroles de cette idiot avait mis Arthadel plus en colère que ses actions, qui n'étaient pas bien graves. Mais il avait touché un sujet que même le Loup Noir ne pouvait supporter. Caché ses actions de meutre, de carnage et de guerre derrière la "juste cause" ! cela était semblable au "c'est la volonté des dieux". Rien ne pouvait le mettre plus en colère que ses stupidités, rien !

    Une fois la main mise sur les bijoux, Arthadel retira du sachet deux volumineuses demi-sphères, grandes comme la paume une fois ensemble, elles étaient d'une beauté incroyable, mais cela était sûrement l'une de ses moins bonnes qualités. Elles étaient magiques, bien sûr, seulement une fois remisent ensemble. Le Commandant garda en main les demi pierres magiques, le reste des bijoux dans le sachet couvert de sang, partant pour rejoindre Sunaï.


    -¤-

    Resortant des ténèbres des galleries apparaissant à Sunaï. Avancant d'un pas nonchalant, comme si rien ne s'était passé auparavant. Bien que détendu, le Guerrier était toujours sur ses gardes, il ne pouvait subir d'attaque suprise. Faisant quelques signes de la main gauche en guise de salutation, il envoya le sachet de bijoux vers Sunaï. Il la dépassa de quelques mètres pour aller caresser Llyan qui lui rendit avec une jolie morsure à la main. Arthadel lui rendit à nouveau son attaque en le mordant à la patte ! S'en suivant un palpitant et pitoresque combat entre un vieux loup sadique et sarcastique et un vieux fou exentrique. Une fois fini, il se posa contre le mur, assis au sol. Arthadel était couvert de sang au niveau de la gorge, causé par les morsures du loup. Celui-ci se léchait les babines un peu plus loin, il ne le montrait pas mais lui aussi avait reçu des coups durant ce "combat" des plus sauvage.

    - Alors... Voila la mission finie, nous avons les bijoux et le voleur est pris. Pour ce qui est du pari, je ne saurais dire si cela comptait vraiment pour le voleur qui est enfin de compte sans valeur sans son colis. Et le colis et sans valeur sans acte de justice. Je déclare donc le pari à égalité, et si tu n'es pas contente je brûle ta maison en représailles et j'irais pleurer chez notre Ô Noble chef. Je te jure que je le ferais...

    Arthadel ne lui parla pas des deux demi pierres aux propritétés magiques. Il espéra que Sunaï se contenterait de ses ordres et ne se demanderait pas trop pouquoi deux des plus puissants Commandants de Cumulus avaient été envoyés pour une mission aussi ridicule, et cela même si la victime était une grosse richesse. L'Impartiable n'était pas non plus au courant de cela, il avait juste accepté la demande insistante du riche propriétaire. Arthadel l'avait apprit durant son "interrogatoire" dudit propriétaire. Le Commandant lança un coup de tête en direction du Voleur, demandant ainsi par ce geste l'action à suivre. Arthadel allait faire profil bas par la suite et essayer de garder pour lui ses magnifiques pierres qui ne faisaient pas officiellement partie de la mission, après tout, il accomplissait ses ordres, sans plus...


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MessageSujet: Re: Richesse et gloire, nous voilà ! Ah, c'est vrai. On a déjà les deux... [Arthadel, Sunaï]   

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Richesse et gloire, nous voilà ! Ah, c'est vrai. On a déjà les deux... [Arthadel, Sunaï]
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